28 juin 2009

Slam, slam, slameurs... slamons !

Cela a commencé par un courriel que j'envoyais hier et qui disait :

 Amateurs de slam, ce lien est pour vous :

http://www.youtube.com/profile?user=Slamlakour&view=videos


C'est Olivier qui a commencé, qui a provoqué, en écrivant sur facebook. Puis les courriels ont tourné. Alors on partage.


Larmes d'un slam pour la Terre

Echo-Poème de mots en colère

Assez d'absurdités en hautes sphères

Vive la solidarité sans frontières !!!

                                        Olivier G

D'un Slam faire une arme pour la Terre

D'une colère jeter des mots en écho

Contre une ère d'absurdités

Contre une sphère d'absurdes sommités

Pour une ère solidaire

Une ère sans frontières.

                                        Max B

Quand l'heure de la retraite sonne

J'ai enfin le temps, je slam'lome

Entre les mots chargés de sens

Telle la sentinelle de vos existences

Je veille sur vos vies dissolues

Telle une vigie avec une longue vue

Tel un lutin ou bien un troll

J'inquiète, je titille tout en restant drôle

                                        Gérald S

Oooh !

Cà m'plait beaucoup

Ce slam qui tourne

Qui fait des ronds dans l'âme

Et qui revient en écho


Et c'est Didier qui rentre dans l'rond.

                                        Max B

En me levant ce matin je me suis dis : 

"Et toi tu en es où dans ce train de la vie ?

Lui, ça y est, il rassemble ses bagages.

Moi, mes valises sont encore rangées, bien sages

Elles ne sont qu'au quart remplies

D'histoires, d'expériences, de copains et d'amis

En me levant ce matin je me suis dis :

"Et toi tu en es où dans ce train de la vie ?

Lui, ça y est, il  a la chance de tourner une autre page

Moi, mon livre me permettra t-il le même voyage ?

De riches rencontres, une vie bien remplie

Des amours, des mépris, des joies et des soucis

En me levant ce matin je me suis dis :

"Et toi tu en es où dans ce train de la vie ?....

                                        Didier D, Pou pa kas le ron voila ma tit' contribution...


Avant le commencement, en fait, il y avait sur facebook un mot de Guillaume Lapra.


08 mai 2009

Parlementaire européenne : pour quoi faire ?

Ericka Bareigts explique le pourquoi de son engagement sur le site de campagne du PS.

Son propos se termine ainsi :
"Je m’engage à œuvrer pour une autre Europe, qui ne se contente pas de gérer les marchés ou de tenter d’amortir la crise, mais qui assume de véritables choix politiques ambitieux, en remettant l’emploi, la protection sociale, le développement des territoires au centre de ses préoccupations.
Comme le disaient les pères de l’Europe, il ne s’agit pas de coaliser des Etats ou de promouvoir des intérêts égoïstes, mais de rapprocher des peuples et d’unir des hommes et des femmes autour d’un projet de civilisation qui nous est commun.
Ensemble, nous pouvons changer l’Europe et choisir notre avenir"
.

Pour lire le texte entier, cliquez ici.


05 mai 2009

Etats Généraux : tricmardage ou fo trin ?

Ce matin, le journaliste de Radio Festival commença ainsi ses bulletins : « On est toujours sans nouvelles de Juliano Verbard et des États Généraux à la Réunion ».

Mercredi dernier, on nous annonçait l'ouverture officielle de ceux-ci -les EGOM - dans notre beau DOM.

Comment ne pas voir confirmation de que nous craignions ? C'est vraiment la nomenklatura actuelle de la Réunion composée des représentants patronaux, de la Région et de leurs obligés qui, avec la bénédiction des différents préfets et de l'État, s'approprient ces États Généraux qui semblent être faits sur mesure pour eux, pour qu'ils reprennent la main.

Nous allons sans doute aboutir à un « projet de territoire » concocté par eux.

Mais comment imaginer une quelconque révolution initiée par ceux-là mêmes qui ont tout intérêt à étouffer la dynamique actuelle de contestation et à rétablir l'ordre qui précédait et les arrangeait ?

22 avril 2009

Etats Généraux : une kouyoniss ?

Étrange affaire que ces états généraux de l'outre-mer qui démarrent aujourd'hui, à Paris, et dans une relative discrétion. Je n'ai rien vu ce matin dans le J, et n'en trouve trace que dans le billet d'humeur de J-N Fortier dans le Quotidien.
Je partage l'interrogation de ce dernier quand il écrit "Comme si la capitale était l'endroit le plus approprié pour plancher sur l'avenir des anciennes colonies".
L'ADELROI n'y voit qu'un "manège... ayant pour but de calmer leurs esprits et de prévenir leur colère". Elle invite les citoyens libres, autonomes et conscientisés refusant cette "kouyoniss" à "penser collectivement une contre-proposition de "long terme".
Lire ici le texte signé par Nicol M'COUEZOU.

David_serment-52971

01 avril 2009

Ronde infinie des obstinés

Avez-vous entendu parler de la "Ronde infinie des obstinés". Elle a été initiée par les enseignants-chercheurs, les étudiants et les personnels biatoss de l'Université de Paris 8.
Une forme d'action inédite qui se veut lancinante. La ronde se veut aussi  être un "lieu de partage, de débats et de palabres, de réflexion, de résistance".
Une forme d'action fort intéressante.
Voir plus sur le site de "Sauvons la recherche".



18 février 2009

Jego et Sarko en sont aussi responsables

Comment ne pas être d'accord avec Jeanny Marc, députée de Guadeloupe quand elle déclare à France 2 : « Vous vous rendez compte : en Bourgogne ou dans l'Oise, il y aurait une crise de cet ordre, je crois que le gouvernement n'aurait pas traité la population de la même manière qu'en Guadeloupe".
"Ce pourrissement voulu par certains, on doit tout faire pour éviter que ça puisse nous entraîner dans le chaos".
"Çà fait un mois que ce problème existe et que le gouvernement n'a donné aucun signe"
.

Oui, ce gouvernement a eu tort de laisser pourrir cette situation. Il savait pertinemment que chaque jour qui passait ne pouvait que contribuer à créer de l'exaspération et la renforcer ; il savait pertinemment que chaque jour qui passait ne pouvait que laisser jour aux risques de débordement et de dérives. Oui, Jégo et Sarko sont aussi responsables de la mort de ce syndicaliste.

Les Guadeloupéens sont dans la rue depuis le 20 janvier et ce n'est que demain, un mois après, que le Président de la République daigne se manifester.

Personne ne peut gagner à laisser s'enliser une telle crise.

28 janvier 2009

Grève interprofessionnelle du 29 janvier : Les CEMEA solidaires.

Logo CEMEA Voici ci-dessous le communiqué de la direction nationale des CEMEA (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active).

L’appel à la grève interprofessionnelle lancée par les huit grandes organisations syndicales de salariés du public et du privé et les manifestations nombreuses qui vont y être associées témoignent de l’ampleur des mécontentements et des inquiétudes vis-à-vis de la politique d’ensemble mise en œuvre actuellement.

Loin de ne concerner que les dimensions économiques et sociales de notre vie individuelle et collective, ce qui est déjà très important, c’est aussi le cœur des valeurs et des pratiques d’un mouvement comme le nôtre qui est attaqué et fragilisé : l’action éducative, l’action pour la jeunesse, la laïcité, la santé mentale, la culture, l’information des citoyens… Le fait que le Ministre de l’Education Nationale, après plusieurs mois de mobilisation et d’actions collectives et solidaires, nous redonne une partie des moyens nécessaires à notre action ne change pas cette politique d’ensemble.

Pour ces raisons, les CEMEA sont pleinement solidaires de ce mouvement social qui, nous l’espérons, aura la plus grande ampleur possible.

Jean-François MAGNIN

17 janvier 2009

Gaza : refusons toute instrumentalisation communautaire

Je vous retranscris, ci-après, la déclaration « Gaza : refusons toute instrumentalisation communautaire » initiée par La Ligue des droits de l’Homme et la Ligue de l’Enseignement,  soumise à la signature des organisations.

Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phrase dramatique.Ce conflit n'est ni religieux ni "ethnique", mais bien politique et territorial : l'engrenage de la violence dontles populations civiles sont les premières victimes s'enracine dans l'aggravation, depuis des déceccies, du sort insupportable fait au peuple palestinien. Rien ne peut justifier les attaques - d'où qu'elles viennent contre les civils. Mais chacun sait, au-delà de la condamnation nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.

Les 900 morts palestiniens des deux dernières semaines, dont de très nombreux civils, victimes des bombardements et de l’offensive de l’armée israélienne à Gaza, comme les 34 morts israéliens des cinq dernières années victimes de tirs de roquette du Hamas, ne peuvent que soulever une émotion légitime. En France, nous constatons que la sensibilité à cette actualité tragique s’exacerbe. Trois actes inacceptables ont été commis à l’encontre de synagogues à Toulouse et à Saint-Denis et contre une collégienne à Villiers-le-Bel. Ces actes sont heureusement des faits isolés. Mais la réaction des autorités politiques françaises qui s’en remettent aux instances religieuses pour prévenir la violence n’est ni admissible sur le terrain de la laïcité ni de nature à prévenir les dangers qu’elles invoquent. De même, l’organisation d’une manifestation communautaire de soutien à l’un des deux protagonistes du conflit, même si elle est restée isolée, renforce le risque que l’expression des indignations et des solidarités mette face à face des communautés dont les membres seraient collectivement assimilés à l’un des deux camps.

Cette transposition qui enfermerait la liberté de conscience et d’expression des individus concernés dans une assignation à résidence communautaire ou religieuse serait porteuse de graves dangers pour le vivre ensemble. Il n’est pas question de remettre en cause la capacité à s’indigner de ce qui se joue en Palestine, ni l’expression de telle instance communautaire dans le débat public qui n’a rien d’illégitime en elle-même, mais de refuser une logique de transposition dans la société française des conflits et des haines qui déchirent le Proche-Orient.

Sans alarmisme mais avec vigilance, les organisations soussignées, attachées au respect de l’égale liberté de chacun, refusent toute mise en scène d’un prétendu « conflit de civilisations » et rappellent qu’aucun individu ne peut être étiqueté, stigmatisé ou agressé en raison de ses origines ou de sa foi, et que les manifestations d’intolérance, de racisme et d’antisémitisme, loin de servir les causes que leurs auteurs disent soutenir, les salissent et mettent en danger la vie démocratique.

C’est dans cet esprit que les unes et les autres continueront à défendre le respect des droits de l’Homme, du droit international et du droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues.

Premiers signataires : ACLEFEU, ALEFPA, Association des Libres Penseurs de France, Association du Manifeste des libertés, Cercle Gaston-Crémieux, CFDT, CGT, Collectif Avenir laïque, FSU, Ligue des droits de l’Homme, Ligue de l’Enseignement, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, Mouvement de la Paix, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti socialiste, Solidarité Laïque, Unef, Union rationaliste, Union syndicale solidaires, Les Verts.

Paris, le 13 janvier 2009

Retrouver ici le site de La Ligue des Droits de l'Homme.

La-colombe-de-la-paix

21 décembre 2008

Le Dimitile, plateau de mémoire

Voilà deux week-end en l'espace d'un mois que nous allons -en famille- à Dimitile.Dimitile 01

Alors que nous y étions, la première fois, pour des raisons amicales et sentimentales (passer un week-end avec des amis, et permettre à ma belle-mère de retrouver ce lieu où elle avait vécu et n'était pas revenu depuis plus de 60 ans), nous sommes tombés sur la cérémonie Ati-damba 2008. Il s'agit d'une cérémonie destiné à honorer la mémoire des ancêtres esclaves marrons dans une cérémonie « issue de la tradition malgache du culte des ancêtres ».

J'ai retrouvé cet article de Témoignages qui parle de cette cérémonie qui consiste à « apporter un lamba  symbolique, en signe de reconnaissance et de respect pur ces combattants de la liberté et de la dignité humaine, au moment où l'esclavage réduisait à néant ces valeurs » selon les organisateurs qui ajoutent aussi que « c'est notre façon de les honorer et de manifester ainsi notre fihavanana, notre solidarité à tous les descendants ».Dimitile 04

Et puis ce samedi,nous y étions pour une manifestation du 20 décembre organisée par l'association « Capitaine Dimitile ». Sous les étoiles, nous avons eu droit à une pièce de théâtre présentant une fresque autour du 20 décembre 1848, un repas, du maloya , de la musique et des textes dits (fonnkèr). Une soirée riche et toute en simplicité.

Ce mois de décembre, Le Dimitile m'a parlé de notre histoire,

m'a relié de manière plus sensible à cette histoire.

30 novembre 2008

En Guyane, c'est pour 50 centimes en moins

La revendication est la même qu'à la Réunion. Mais apparemment, le ministre Jego n'a pas réussi à faire adhérer à l'idée qu'il faut que la Région Guyane mette la main à la poche.

L'ensemble des partis politiques de la bas, dans une lettre à Sarko y opposent un refus catégorique. Pour eux  "Cette solution s'avère impossible, les collectivités ne disposant pas de moyens suffisants nécessaires à l'accomplissement des missions qui leur sont conférées par la loi"

Pour les informations de Guyane, voir le site Blada.com.

Lire aussi l'article de RFI de ce jour : Conflit de l'essence : les Guyanais bloquent les axes routiers.

50 c Guyane

Merci à Patochard et à Blada.com pour l'image


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