Le besson
Je vous recopie ci-dessous un extrait d'une note du blog "Langue sauce piquante" que j'aime bien visiter.
Quelques minutes de frisson lexicographique : nous assistions en direct à la naissance d’un nouveau substantif ! Car il est certain que son patronyme va bientôt rimer avec trahison et même en devenir l’incarnation, dans la lignée des Iago ou Ganelon. Il y avait eu le préfet Poubelle, le ministre Silhouette, voici venir le secrétaire Besson*.
* il existe déjà un besson dans les dictionnaires, avec le sens de “jumeau”, issu du bis latin (”deux fois”). Est-ce à dire qu’il faut s’attendre à une seconde trahison ?
On pourrait certainement sans mal s'amuser à trouver l'équivalent créole du nouveau nom. Qui a une idée ?


Je me dis qu'un jour, on saura enfin la vérité. Comment un homme de gauche qui rédige un pamphlet aggressif sur le "néo-conservateur à passeport français", peut se retrouver face à 5000 militants UMP et des millions de télespectateurs pour s'autoflageller, tout contrit, et prêter allégeance au petit facho de Neuilly (un ami l'appelle Sarkostasi) ?
Je me dis qu'il y a forcément des choses que l'on ignore. La brouille et la haine ne peuvent pas tout expliquer. Soit ce type n'a vraiment aucune dignité et sa carrière politique est foutue, soit Sarko dispose d'un moyen de pression sur lui que le grand public ignore. Sa prestation était d'ailleurs pathétique, on aurait cru qu'il parlait avec un pistolet sur la tempe. Je n'ai même pas envie de lui taper dessus tellement il s'en est brillament chargé tout seul. Je n'ai envie de retenir que sa dernière phrase : "Forza Nicolas!", qui sonne presque comme un message subliminal : "Au secours, je suis sous la coupe du Berlusconi français!" Le degré zéro de la politique. Avec lui, tout devient vraiment possible.
Rédigé par: Grachus | 26 avril 2007 at 11:26