Selon le directeur du "futur" Parc des Palmiers qui en parlait lors de la dernière réunion des directeurs d'école du Tampon, la pépinière communale disposerait actuellement de plus de 50 000 plants et de plus de 700 variétés de palmiers. L'ambition serait d'aller jusqu'au milier de variétés. Ces arbres vont pêtre palntés dans le Parc mais aussi dans les espaces publics de la commune. Et nous verrons certainement des distributions de plants aux familles tamponnaises.
Nous allons assurément voir une importante modification du paysage tamponnais dans les années à venir. Une question demeure posée et sans réponse satisfaisante : quels sont les risques que vont faire peser ces dizaines de milliers de palmiers exotiques sur l'écosystème réunionnais ?
Souvenons-nous de la vigne marrone, du filaos et de toutes ces espèces végétales qui ont été introduites sans mauvaises intentions dans l'île et qui sont devenues des pestes végétales se développant, voire proliférant, au détriment des plantes indigènes.


La mondialisation de l'économie et son impérialisme ne suffit plus aujourd'hui. Nous assistons à une globalisation de tout, des mentalités, de la culture et également de la créativité.
Aujour'dhui, il suffit qu'un produit vient d'ailleurs pour qu'on le trouve meilleur que ce que l'on a (Cela me fais rappeler un certain "goyave de France" qui, "étant plus gros, était forcément plus bon!)
Tout cela a pour conséquence l'introduction, dans des régions qui possèdent une particularité et une unicité spécifiques, de toutes sortes de plantes souvent colonisatrices au détriment des espèces végétales indigènes notamment réunionnaises et unique au monde.
L'Australie, pour protéger sa biodiversité, n'hésite pas à mettre en "Quarantine" pour ensuite, les détruire, toutes plantes entrant sur son sol.
On le sait, l'aménagement du territoire est un projet politique et non historique ou culturel.
JiemePRAYA
Rédigé par: Jean Michel PRAYA | 16 septembre 2007 à 00:26
Il parait de source sûr que des Baobabs vont être plantés le long de la route des tamarins.
Cette idée me paraît très bonne sur un plan du panorama mais cela ne risque t-il pas d'être un élément qui dénaturera le paysage réunionnais et risque d'apporter encore une fois, pour quelques personnes, une "preuve" de la véracité du syndrôme du goyave de France?
Rédigé par: Jean Michel PRAYA | 16 septembre 2007 à 00:32
Moi qui pensait naïvement que l'on planterait... des tamarins autour de la route des tamarins !
Entièrement d'accord sur le syndrome de la goyave de France. C'est le cadeau laissé par la mère patrie lors de la départementalisation-décolonisation. Une éducation toute entière tournée vers l'autodénigrement perpétuel, la dévalorisation permanente, la conviction profonde que sans tout ce qui vient de par delà les mers, nous ne sommes que des moins que rien. La dépendance à la mère-patrie n'en est que plus renforcée. Quand on voit que même les supposés ex-autonomistes (PCR) tiennent encore plus que les autres ce discours misérabilistes aujourd'hui...
Rédigé par: Grachus | 18 septembre 2007 à 09:47