Va v'nir le temps va v'nir le temps
Ainsi en 2008, on trouve encore, à la Réunion, un principal de collège qui interdit à ses élèves de parler en créole pour la télévision. Pour le coup, il mérite amplement la volée de bois vert que lui a administré Fabrice Grondin sur Radio Réunion, ce matin ; "la taille a lu in paleto pou l'hiver". il mérite bien de s'être fait traiter de "commandeur du collège Adrien Cerneau". J'ai l'impression que nous revenons à une autre époque, très ancienne, où on stigmatisait ceux qui avait eu l'imprudence ou l'outrecuidance de parler en créole.
"Commandeur, Oh !té commandeur
Attend'ein pé nous n'y attend
Va v'nir le temps va v'nir le temps
N'aura pu la race commandeurs"
chantait Albany dans "Bal Indigo".
Manifestement, ce monsieur n'a toujours pas compris que notre langue est constitutive de notre identité.
Manifestement, ce monsieur n'a toujours pas compris que l'estime de soi et l'image positive de soi-même chez le jeune en formation sont plutôt utiles à sa réussite.
Manifestement, ce monsieur n'a pas encore encore compris qu'interdire à une personne la pratique de sa langue maternelle est une atteinte à sa dignité.
Je vais me permettre de signaler à ce monsieur que, dans la circulaire de rentrée 2008, son ministre de tutelle lui demande "qu'au sein des établissements, une importance particulière soit accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l'intégrité et à la dignité des personnes".
Allez ! Encore un effort, monsieur. Il faut changer de logiciel à présent !
Va v'nir le temps va v'nir le temps...



Le triste sire subit une volée de bois vert depuis... Et c'est bien fait. Je ne peux pas comprendre un tel reniement de soi, de son identité, car c'est un créole le bougre !
Il faudrait lui demander s'il est allé au cinéma récemment, voir Bienvenue chez les chtis. S'il ne trouve pas çà scandaleux ce film même pas en français. Les près de 20 millions de personnes qui sont allées le voir sont sans doute des idiots ou de dangereux sécessionnistes !
J'ai souvent remarqué chez cette génération de créoles (à laquelle tu appartiens, Max, tout comme mon père, ce qui me montre qu'il ne faut pas généraliser), cette honte de son identité, ce reniement de sa culture, cette agressivité envers son reflet. Et je ne la comprends pas.
Rédigé par: Grachus | 18 avril 2008 at 20:31