Le
Quotidien du 30 juillet relevait que seulement 0,3 % de la population
réunionnaise avait participé aux États Généraux. Est-ce vraiment
une surprise pour une consultation venue d'en haut avec pratiquement
aucun relais politique entre la décision et les citoyens de l'île.
D'après le quotidien, l'économiste Jean Yves Rochaux aurait reconnu que les débats n'étaient absolument pas populaires. Les groupes se constituant avec 20 personnes à peine.
Par contre certaines institutions et certains « groupes d'influence » s'en sont saisis.
Pouvions-nous alors imaginer des solutions innovantes, dérangeantes quand c'est l'establishment qui
a occupé l'espace pour y avancer ses analyses et ses propositions déjà connues.
Ce qui est sûr, c'est que l'objectif de faire oublier les manifestations du début de l'année semble bien atteint.
Ceci dit, on aurait pu imaginer un gigantesque remue-méninges ou un phénoménal bouillon de paroles libérées. Mais au final nous n'avons eu que ces quelques réunions quasi discrètes regroupant les habituels « accapareurs de la parole » de l'île.
Prenons
la mesure de cette incapacité à faire vivre un peu de démocratie
participative à la Réunion. Oui, nous avons mal là, à notre
démocratie. C'est elle qu'il faut soigner sinon inventer.


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