Lundi 02 mai 05
Il pleut sur Marla en cette fin d’après-midi. Pas fort, mail il pleut quand même. Nous avons quitté la Plaine des Cafres ce matin vers 7 heures. C’est à la gare routière de Saint Louis que nous avons retrouvé les autres personnes du groupe : les BO…, famille organisatrice, les BERT… du 23ème km, Isabelle, Hugo et Nadia.
Le bus a quitté le quai n° 1 à 8h30 précises. Et nous voilà partis pour le toujours impressionnant voyage jusque Cilaos. La route, toujours étroite à certains endroits semble ne pas avoir changé depuis 30 ans. Cela me fait toujours penser à l’année où je travaillais dans ce cirque et où j’y montais
en bus chaque dimanche après-midi.
A peine un quart d’heure après notre arrivée au bourg principal, un autre petit bus nous emmenait jusqu’au début du sentier de Marla.
Après quelques préparatifs de mise en condition, nous démarrons la montée vers le col du Taïbit.
Le sac à dos est plutôt lourd. Nous partons pour 3 jours, et nous avons fait le choix de porter notre manger.
En chemin, hasard des sentiers, nous croisons Antoine M. mon collègue de travail, Françoise son épouse et des cousins à eux.
A midi et plus, plutôt vers une heure même, nous nous arrêtons pour manger à la Plaine aux Fraises. Nous avons faim et ne choisissons pas nécessairement le plus bel endroit.
Rapidement, nous reprenons le chemin bordé de goyaves marrons, bois d’arnette, bois d’olive, branles, acacias bleus et autres…
Ce n’est pas inventé, c’est agréable d'entendre les oiseaux chanter, de découvrir un merle dans un arbre….
Ruffine a écrit :
Isabelle, Nadia, Antonin, Jean- Pierre et Max sont partis acheter un petit alcool. J’espère qu’ils vont ramener du punch ou quelque chose de pas trop fort.
Notre riz est en train de cuire ; la petite marmite est utilisée pour la première fois.
Marie Claude dit à Antonin : « Ramène la casserole, elle est sous le lit. Ramène aussi le cari, il est sur le lit »
La douche « lé gaillard », propre, pratique, avec des crochets pour laisser le linge au sec ;
Isabelle a écrit :
« Il a le boudin que le vendredi !…» C’est Gilberte qui raconte son quartier.
« Et le ti punch planteur lé bien bon » dit Ruffine. « Un punch 18 volt » dit Jean Pierre, (reprenant le mot d’Antonin).
On est tous assis dans la cuisine ; on parle de choses et d’autres… pendant que le riz cuit.
La « farine la pluie » continue…les dernières lueurs du jour se sont éteintes… Le brouillard flotte dans la montagne…
Instant magique cette après-midi où un arc-en-ciel est apparu…
Pierre a écrit :
On est lundi, on va manger du carry poulet.
J’ai faim et je vais bien dormir.
Jean-Pierre a écrit :
Après l’effort, le réconfort du carry, du punch et du vin.
Après la nuit, j’attends les commentaires sur musiques nocturnes des ronfleurs repus.
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